A un collègue qui écrit sur les bourreaux et les victimes du communisme, je parle de leur refus de se souvenir.
– C’est parce qu’ils ont peur, constate Piotr Lipinski.
– Cinquante ans après ? Aujourd’hui, alors qu’ils n’ont plus aucune raison d’avoir peur ?
– Tous ceux que tu as rencontré ont environ quatre-vingt ans. Les quinze dernières années de liberté, ce n’est qu’un petit épisode dans leur vie. Trop court pour acquérir la certitude qu’il s’agit d’un état durable, qui ne changera plus.
A Prague, le monument de Staline existe toujours.

Mariusz Szczygiel - Gottland

GM @babils