Je regarde mon père soutenir ma mère pour gravir les quelques marches qui séparent la pente du garage de l’entrée du pavillon et cette image me brise en mille morceaux. J’y vois à la fois la tendresse et le soutien indefectible qu’ils se sont toujours portés l’un à l’autre. Mon père, le roc qui porte bien plus qu’il ne voudrait probablement le reconnaître lui même. Ma mère, moins assurée, hésitante, maladroite peut être, qui cherche son chemin, où, comment, poser ses pas. Dans cette image, aussi, la progression inexorable, et bien trop rapide, de la maladie.

GM @babils