Tout frais encore dans sa mémoire était le jour de Sa mort. Jeunes, vieux, enfants, tout le monde pleurait. Les jeunes filles étaient secouées de sanglots, les jeunes gens s’essuyaient les yeux. A voir ainsi pleurer tout le monde, on avait l’impression que ce n’était pas un homme qui était mort, mais l’univers entier qui se fissurait. On avait l’impression que même si l’humanité parvenait à survivre, ce jour se graverait à jamais en elle comme le jour le plus sombre de l’année.
Alexandre Soljenitsyne - Le Pavillon des cancéreux (p420)
– Pour mémoire, un autre extrait de roman décrivant la mort de Staline.